Pleure oh pays bien aimé !

Critique du Coran et ses versets - Chronologie - Histoire - Versets abrogés, Critique constructive des hadiths - quel apport dans la vie d'un musulman ? La réalité de la charia et de ses horreurs un peu partout dans le monde. Comment l'islam règle la vie des gens - comment les religieux oppressent le peuple
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Georges
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Re: Pleure oh pays bien aimé !

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Il faut tout d’abord connaître le début de l’histoire, donc nous sommes en 1999 c’est plus ou moins la fin de la décennie noire en Algérie, l’ancien président quitte le pouvoir, et le pays a besoin d’un nouveau président. Depuis l’indépendance en 1962 et jusqu’à la 1999 c’etait le FLN (Front de Libération Nationale qui a lutté pour l’indépendance de l’Algérie) et l’Armée nationale qui choisissent le président soit directement soit indirectement comme en 1999 en accordant leur soutien à Abdelaziz Bouteflika, et comme le FLN avait une certaine légitimité à ce moment là, Il a donc été élu au suffrage universel, le mandat présidentiel en Algérie est de 5 ans et on ne peut cumuler que 2 mandats selon la constitution .

Alors après de bon résultats durant le premier quinquennat, il a été élu une seconde fois et à ce moment là il était très populaire, sauf qu’a la fin de son deuxième mandat en 2008 et sous prétexte qu’il avait d’autres réformes encore meilleures à faire passer, il a changé la constitution pour autoriser le cumul illimité de mandats (il rechangea la constitution en 2016 pour revenir à 2 mandats maximum) et à partir de ce moment là, il commença à devenir impopulaire déjà à cause de ça et à cause d’autres problèmes liés à son régime dont la fuite des cerveaux, corruption généralisée, l’octroi des marchés publics aux proches du gouvernement qui se sont enrichis de plus en plus avec l’argent du contribuable etc.

Tout s’aggrava encore plus avec un AVC qu’il a eu en 2013, moment à partir duquel il reste partiellement paralysé jusqu’à aujourd’hui et en fauteuil roulant, mais malgré ça il a entamé un 4ieme mandat en 2014 ( et donc il aura cumulé 20 ans de présidence à la fin de ce mois ), et donc les Algériens souffraient plus ou moins en silence car généralement dés qu’une personnalité politique ou un journaliste osait s’opposer c’était soit des disparitions bizarres ou des années de prisons pour des motifs imaginaires, et malgré ça les Algériens ont gardé espoir et ont cru que le 4ieme mandat était le dernier, mais contre toute attente et malgré son état de santé il s’est présenté (avec le soutien du FLN et d’une alliance des principaux partis Algériens ) donc le peuple a craint qu’il remporte encore une fois les élections soit légalement soit en fraudant, et s’est révolté en dénonçant tous les méfaits de ce régime durant ces 10 dernières années de mal-gérance, et sont sortis depuis le 22 Février dernier et chaque Vendredi depuis en masse pour demander à l’acuel président de ne plus se représenter et ont exigé le départ de tous le gouvernement ainsi que la dissolution de tous ces partis qui nuisent au pays, et ont été d’accord pour garder le FLN avec sa légitimité au musée, sauf que la réponse du gouvernement a été contre toute attente toute autre donc au lieu d’ecouter l’action populaire, ils ont procédé à des remaniements, ont promis comme à leurs habitudes des changements , des référendums pour faire participer le peuple, un grand débat national, et ont prolongé le 4ieme mandat sans donner de date de fin et par la même occasion reporté les élections présidentielles qui devaient avoir lieu le 18 Avril.

Actuellement, toutes ces décisions du gouvernement n’ont que renforcé l’unité du peuple Algérien ainsi le dernier Vendredi même les policiers et CRS en tenue ont refusé de tirer des flashball et autres lacrymogènes etc. sur leurs frères et sœurs pacifistes et ont rejoint les manifestations à travers tous le territoire national, manifestation qui demandent à présent la démission de tous les gouvernement et le maintien des élections présidentielles, l’étau se resserre pour le gouvernement actuel et on attends toujours qu’il répondent favorablement à leur peuple, donc affaire à suivre .


"La où l'islam passe, la civilisation trépasse" Ibn Khaldoun
"l' islam est une loi pour les pourceaux" Ibn Roshd
"Je suis le prophète du carnage. Je suis le rieur sanglant" Mahomet
"le paradis est à l' ombre des épées" Mahomet
Les peuples non civilisés sont condamnés à rester dans la dépendance de ceux qui le sont.
Et la civilisation, c'est l'Occident, le Monde Moderne, dont la Turquie doit faire partie si elle veut survivre.
Mustafa Kemal, discours de 1928

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yacoub
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marmhonie
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Re: Pleure oh pays bien aimé !

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Il n'y a pas de démocratie en Algérie. 20% de participants au vote du premier tour, les algériens savent qu'ils n'ont rien obtenu par avance.
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Georges
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Algérie : « Ce sont deux époques qui se confrontent, deux mondes »
Tribune

José Garçon

Membre de l’Observatoire ANMO (Afrique du Nord Moyen-Orient) de la Fondation Jean-Jaurès

Le mouvement de contestation, le Hirak, mobilise depuis dix mois la jeunesse et les forces vives de la société civile contre un pouvoir militaire autocratique décidé à durer par tous les moyens, dont un simulacre d’élection présidentielle analyse dans une tribune au « Monde », José Garçon, membre de l’Observatoire de l’Afrique du Nord et du Moyen-Orient.

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Manifestation anti-gouvernementale à Alger le 6 décembre 2019. RYAD KRAMDI / AFP

Tribune. Le face-à-face est vertigineux. Depuis dix mois, ce ne sont pas un pouvoir et une opposition qui se confrontent en Algérie mais deux époques, deux mondes. Le premier se confond avec le haut commandement d’une armée qui dirige le pays depuis l’indépendance, en 1962. Habité par une vision archaïque, bureaucratique et sécuritaire, retranché dans ses villas et ses voitures blindées, il est totalement déconnecté du second : la majorité d’une société et une jeunesse ouverte sur le monde, résolument ancrée dans le XXIe siècle.

Le dynamisme et la créativité de la contestation, le hirak (le « mouvement »), sont, en effet, à l’opposé de l’immobilisme d’un système qui régente le pays selon une logique qui ne vise qu’à durer, quel qu’en soit le prix. Un dessein qui se décline en trois impératifs : dissimuler la nature militaire du régime derrière une façade présidentielle civile ; édifier une économie de rente au bénéfice de la nomenklatura et de sa clientèle ; neutraliser, fragmenter et isoler un peuple que le régime méprise et craint tout à la fois.
Article réservé à nos abonnés Lire aussi En Algérie, le mouvement contestataire Hirak face au nouveau président

Dès lors, il tente toujours de parer au plus urgent, de réagir pour restaurer le statu quo – au lieu d’agir –, et de gagner du temps en trouvant des palliatifs mais jamais de solutions, y compris économiques, répondant à la gravité de la situation. C’est ce modus operandi qui a prévalu dans l’obstination de l’état-major à imposer un scrutin présidentiel rejeté par des centaines de milliers d’Algériens dans tout le pays. Une cécité politique qui pousse le commandement militaire à recourir, lors de chaque crise, aux mêmes expédients : simulacre d’« ouverture », instauration de la peur, organisation de la confusion par la diffusion de rumeurs contradictoires, manipulations tous azimuts, désignation d’un « ennemi intérieur » ou tentatives de dresser Arabes contre Kabyles, vieille tradition remontant à la guerre de libération.
L’armée seule face à la société
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